Dans un récent classement produit par la firme internationale d’audit et de conseil PwC, il ressort qu’en 2050 la Chine et l’Inde occuperont respectivement les places de première et deuxième économies mondiales, en terme de Produit Intérieur Brut à Parité de Pouvoir d’Achat, devant les USA qui seront relégués à la troisième place.

Une autre information majeure, c’est que l’Allemagne (9ème) et la Grande Bretagne (10ème) seront les seuls deux pays européens dans le top 10 de ce classement. La France elle, sortira du top 10, dans lequel on retrouvera plus des pays émergents, comme l’Indonésie (4ème) le Brésil (5ème), la Russie (6ème), ou encore le Mexique (septième).

La Chine et l’Inde ont connu des progressions fulgurantes en terme de classement mondial sur la base du PIB. Leurs économies soutenues par une forte population et un système productif compétitif et discipliné, leur ont permis de réduire fortement leurs importations et de se constituer de solides épargnes pour financer leur développement à long terme.

Le classement de PwC suggère aussi, que les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) seront économiquement plus puissants que l’Unions européenne. Bien qu’il ait le potentiel démographique et les ressources du sous-sol, le continent africain ne semble pas encore en mesure de s’aligner dans cette bataille.

Il devrait pourtant tirer un avantage réel dans le changement de l’ordre économique mondial, grâce à ses nouvelles relations avec l’Orient (Inde, Japon, et Chine) et la présence en son sein d’un des BRICS. Il est difficile de savoir comment réagira le monde occidental face à cette évolution des choses sur la bases des règles économiques, que ses leaders ont eux mêmes inventés et mis en œuvre.

La Chine est devenue aujourd’hui un vrai casse-tête pour les Etats-Unis. Dans sa bataille pour « redonner toute sa grandeur à l’Amérique », le président Donald Trump a imposé des tarifs douaniers sur plusieurs produits en provenance de ce pays, et pris des mesures qui ont permis la création d’un nombre d’emplois record de 3,4 millions.

Pourtant, cette embellie et cette « grandeur retrouvée » de l’Amérique semblent profiter à la Chine, avec lequel le déficit commercial s’est encore creusé à la fin octobre 2018. Désormais doté de moyens, le consommateur américain continue de réfléchir en terme de marge, et l’amélioration de son pouvoir d’achat continue de profiter à une Chine, qui a su maîtriser ses coûts de facteur à un très haut niveau de compétition.

l’Union Européenne semble avoir bien compris les choses, et a signé un accord de libre échange avec le Japon. En Afrique, par contre, les politiques continuent de débattre sur la construction d’un marché unique, en même temps qu’ils font durer les négociations avec l’UE. Et chacun des pays continue de tendre la main à toutes les formes d’aides en provenance de la Chine, du Japon, de l’Inde ou, de plus en plus, de la Corée du Sud.

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