« Nous aspirons à arrêter la fabrication des cigarettes pour fabriquer uniquement des produis sans fumée »

La ville de Tunis, le 9 et 10 novembre, a abrité le 46ème Congrès médical maghrébin. Parmi les différentes thématiques discutées, les participants au congrès ont découvert une innovante solution aux problèmes du tabagisme: les produits alternatifs, dits à risque potentiellement réduit. Philip Morris International (PMI) a en effet développé des produits sans fumée, actuellement déjà commercialisés dans 43 pays dans le monde. Le Dr. Nuno Fazenda nous explique les détails.

Qu’est-ce qui explique la participation du PMI à un congrès médical?

Nous sommes heureux de participer à ce congrès. Le but de notre participation est d’expliquer notre approche scientifique pour le développement de produits à risque potentiellement réduit. En effet, Philip Morris International a lancé une approche pour élaborer et mettre en œuvre une stratégie de réduction des risques liés au tabac il y a plus de dix ans. Comme nous le savons tous, la fumée de cigarette est dangereuse et la meilleure façon de réduire le risque est d’arrêter de fumer. Cependant, malgré les mesures prises dans le monde entier pour réduire le risque de maladies liées à la fumée de cigarette (prévention & sevrage), le nombre de fumeurs reste très important. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, ce nombre dépassera le milliard en 2025. Dans ce contexte, Philip Morris International a développé des produits qui ont le potentiel de réduire le risque par rapport à la fumée de cigarette. Ces nouveaux produits sans fumée s’adressent aux fumeurs adultes qui n’arrivent pas ou qui ne veulent pas arrêter de fumer.

PMI s’appuie sur la recherche scientifique. Quel bilan pouvez-vous faire de tout ce qui a été réalisé dans ce domaine?

Notre centre de recherche et développement scientifique à Neuchâtel, en Suisse, a été inauguré en 2009, il y a près de 10 ans. La recherche et le développement de produits à risque potentiellement réduits, en revanche, ont commencé bien avant. Cette recherche se concentre maintenant sur quatre produits, dont le produit de tabac chauffé IQOS, le plus avancé à ce jour. Ce produit est aujourd’hui commercialisé dans 43 pays dans le monde et près de 6 millions de fumeurs dans le monde ont déjà arrêté de fumer et utilisent désormais exclusivement IQOS. Le développement et l’évaluation scientifique de ce produit ont été réalisés selon une démarche scientifique structurée, établie par l’agence américaine FDA (Food and Drug Administration). L’ensemble de ces études scientifiques, qui inclut une analyse chimique de l’aérosol produit, des études toxicologiques, des études cliniques et aussi des études comportementales, indiquent qu’une utilisation exclusive d’IQOS présente vraisemblablement moins de risque que de continuer à fumer des cigarettes.

Pouvez-vous nous donner plus de détails concernant le processus scientifique que vous avez suivi pour le développement de ces produits potentiellement à risque réduit ?

La première étape a été le développement d’un produit dans lequel il n’y a pas de combustion et par conséquent sans production de fumée, car ce sont les composés nocifs et potentiellement nocifs produits lors du processus de combustion la principale cause des maladies liées au tabagisme, et non la nicotine (comme l’ont également signalé des organismes telle que la FDA et Public Heath England). Dans cette logique, la deuxième étape de ce processus consistait à vérifier que la réduction l’absence de combustion entraîne effectivement une réduction significative des quantités de composés nocifs et potentiellement nocifs présents dans l’aérosol généré par ces nouveaux produits. Ainsi, les études que nous avons menées sur nos produits ont montré que l’aérosol généré contient, en moyenne, 90% à 95% moins de constituants nocifs ou potentiellement nocifs par rapport à la fumée de cigarette.

Par la suite, des études de toxicité in vitro ont été réalisées afin de confirmer que cette réduction des quantités des composants toxiques entraîne une réduction de la toxicité, ce que nous avons pu confirmer pour notre produit IQOS.

Nous avons aussi mené une étude clinique sur une période de trois mois qui a montré que les fumeurs qui utilisent exclusivement IQOS pendant 3 mois atteignent en moyenne jusqu’à 95% de la réduction d’exposition aux composés nocifs et potentiellement nocifs qu’une personne qui a arrêté de fumer.

Enfin, les résultats d’une étude clinique de 6 mois réalisée aux Etats-Unis ont mis en évidence qu’un ensemble des marqueurs de risque associés à des mécanismes biologiques pouvant aboutir aux principales maladies liées à la cigarette ont, pour un groupe de fumeurs passant à IQOS, évolué dans la même direction que celle observée pour un groupe de fumeurs arrêtant de fumer.

 

À ce jour, quel est le montant investi par PMI pour le développement de ces produits ?

Depuis 2008, nous avons investi plus de 4,5 milliards de dollars dans des études scientifiques, mais nous continuons à investir dans la transformation de nos usines de fabrication de cigarettes en fabriques de produits sans fumée. En ce sens, je tiens à préciser que notre aspiration est un jour d’arrêter la fabrication de cigarettes pour fabriquer uniquement des produits sans fumée.

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