Un employé des chemins de fer tunisiens, licencié après avoir dénoncé des faits de corruption, va réintégrer son travail grâce à la loi protégeant les lanceurs d’alerte, a indiqué vendredi l’entreprise publique.

Issameddine Fitati « reprendra le travail à partir de lundi », un an et demi après son licenciement, a déclaré à l’AFP un responsable de la communication de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT).

Muni de nombreux documents, M. Fitati avait affirmé qu’un marché conclu par la SNCFT pour l’achat de wagons avait été entaché de corruption, suite à quoi il avait été licencié.

L’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) est intervenue pour exiger de la SNCFT de le réintégrer et de lui verser l’intégralité des salaires dont il a été privé pendant un an et sept mois.

Dans une interview à la radio Shems FM, le PDG de la SNCFT, Anis Oueslati, s’est engagé à mettre en oeuvre ces injonctions, en conformité avec la loi protégeant les lanceurs d’alerte adoptée l’an dernier.

Cette législation avait été saluée comme « un acquis de la révolution » qui a renversé la dictature de Zine El Abidine Ben Ali en 2011.

Le texte punit tout acte de représailles à l’encontre des lanceurs d’alerte, notamment dans la fonction publique, et leur assure une protection contre les mesures disciplinaires de leurs supérieurs.

La corruption était déjà un fléau sous Ben Ali mais est aujourd’hui devenue endémique, déplorent plusieurs responsables de l’Etat et des ONG. Le chef du gouvernement Youssef Chahed assure que la lutte contre la corruption est l’une de ses priorités.

Source AFP

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